Même si les accidents qui se sont succédé ce dimanche lors du Salon ULM de Blois n’ont fait aucune victime grave, les organisateurs ont vécu des moments difficiles lors de cette édition…

Le Salon international d’ULM de Blois s’est déroulé ces samedi 1er et dimanche 2 septembre à l’aérodrome de Blois-Le Breuil. Il a rassemblé des centaines d’aficionados  de cette discipline, venus de tous les horizons.

Si le samedi présentations statiques et en vol se sont succédées en toute sérénité, cette  journée de dimanche, a vu deux accidents se produire à peu de temps d’intervalle. Il était près de 13 h 30 quand un autogire, alors qu’il venait juste de décoller a, pour une raison encore inconnue assez lourdement retrouvé le sol… Le pilote, légèrement blessé, a été pris en charge par les sapeurs-pompiers présents sur le site et transporté au centre hospitalier de Blois. 

Moins d’une heure plus tard, alors que les gendarmes procédaient aux constatations d’usage suite au premier accident, un autre ULM a été victime d’un atterrissage quelque peu mouvementé,  rebondissant après avoir touché le sol une première fois. Son pilote, a eu plus de chance cette fois et s’en est sorti indemne.

Un premier incident vendredi

Le vendredi 31 août, un premier incident était survenu en marge du Salon. Aux environs de 16 h, un avion ultraléger Anglais a fait une sortie de piste au moment de l’atterrissage et, dans sa fin de course, est venu  heurter un stand de l’organisation avant de s’immobiliser. Fort heureusement, le pilote, lui aussi s’en est sorti sans une égratignure. Cet incident n’a fait aucune victime au sol.

Plus grave 

Au delà de ces trois incidents survenus à l’aérodrome, une collision en vol s’est produite  samedi 1er septembre entre deux appareils qui se rendaient au salon  : L’un d’eux s’est abîmé dans une propriété privée de Molineuf. Son pilote a été grièvement blessé.

Le pilote de ce Savannah a été grièvement blessé dans le crash. © Nouvelle Réoublique

Cette série d’incidents survenue  dans une même région et le même week-end, ne peut que renforcer la conviction des « Ulmo-septiques », qui dépensent beaucoup d’énergie  à dénoncer la (fausse) dangerosité d’une aviation plus libre et qu’ils prétendent moins encadrée par les contraintes habituelles de l’aviation générale. Alors que la Fédération Française (FFPLUM) n’a de cesse de lutter contre les pratiques  et les comportements dangereux de quelques pilotes qui ternissent l’image du mouvement ULM, ces mêmes détracteurs continuent à  critiquer ce sport qui rassemble aujourd’hui dans ses rangs des milliers de pratiquants, sans cesse plus nombreux.