Sans volonté de triomphalisme,  nous ne pouvons que nous réjouir aujourd’hui de constater que le combat de FSA commence à porter ses fruits ! France Spectacle Aérien, engagé dans le Groupe de Travail Manifestations Aériennes depuis sa création aux côtés des Fédérations Nationales et de l’Armée de l’Air a été entendu par l’autorité de régulation des meetings aériens. Les pilotes de présentation pourront désormais s’entraîner dans les mêmes conditions que le jour de leur présentation en meeting… à basse hauteur. Une garantie supplémentaire dans la recherche de la sécurité en meeting.

Laissons notre partenaire AéroVFR annoncer ce pas en avant…

Evolutions à basse hauteur pour les pilotes de présentation

« Un Guide relatif aux entraînements des pilotes de présentation avec autorisation à des évolutions à basse hauteur.

C’était une demande de France Spectacle Aérien (FSA) depuis des années et après de multiples réunions ou échanges de vue au sein du Groupe de Travail sur les Manifestations Aériennes (GTMA), regroupant les acteurs, l’administration de l’Aviation civile et les ministères concernés, le projet est enfin sorti sous la forme d’un « Guide pour les évolutions à basse hauteur » dans le cadre des entraînements aux manifestations aériennes.

Il s’agit de permettre aux pilotes de présentation de s’entraîner avec les hauteurs minimales auxquelles ils ont droit lors d’une présentation en meeting – selon l’arrêté du 4 avril 1996 relatif aux manifestations aériennes – mais jusqu’à présent, ils n’avaient pas le droit de s’entraîner dans les conditions réelles car dérogeant aux hauteurs minimales hors meeting… D’où le syndrome jusqu’à présent du « negative training » préjudiciable à la sécurité des vols, version « meeting » de l’insécurité réglementaire.

Si ce guide de 22 pages, téléchargeable sur le site du ministère, ne répond pas à la totalité des demandes de la part des acteurs du meeting (exemple : les présentations en planeur ne sont pas prises en compte… contrairement aux avions, hélicoptères et ULM), cette édition n°1 permet de définir un premier cadre et d’avancer dans ce domaine. Le règlement « SERA » (Standardised European Rules of Air ou Règles de l’air européennes standardisées) prévoit (SERA3015) « la possibilité d’évolutions à basse auteur sous réserve d’obtenir l’autorisation de l’autorité compétente », alias en France du… préfet du département, même si au final, ce dernier délègue le traitement de cette autorisation à la DSAC/IR locale.

Ainsi pour une telle demande, un dossier devra être adressé à la DSAC/IR via un formulaire, et ce au moins 20 jours avant la date des opérations prévues. Une demande groupée peut être déposée. Une demande peut être faite pour une période d’une durée maximale de 2 ans. L’autorisation d’évoluer à basse hauteur ne peut concerner un aéronef sous laissez-passer, sauf si ce dernier l’y autorise.

Des prérequis sont exigés pour le pilote, afin d’atténuer les risques, avec à minima 200 heures de vol et avoir participé à des manifestations aériennes en tant que pilote de présentation, au cours des dernières années précédant la demande, ou avoir participé à des compétitions de voltige avec un niveau justifiant de devoir évoluer à basse hauteur.

Pour évaluer les compétences du pilote, l’accompagnement par un pilote expérimenté est prévu pour « avoir un regard extérieur, tant au cours de la préparation des évolutions à basse hauteur et notamment la construction du programme de vol, que pendant les évolutions à basse hauteur ». L’exploitant de l’aéronef doit également définir les conditions d’expérience récente adaptée à l’activité prévue. Les conditions concernant le site d’évolution sont définies, avec si besoin un protocole avec le prestataire de services de la navigation aérienne (PSNA).   ♦♦♦

Texte et Photo © F. Besse / aeroVFR.com